La chenille processionnaire du pin
Les dégâts occasionnés
1 - Les attaques des arbres : les pins et les cèdres
Dès leur éclosion, les chenilles processionnaires du pin commencent à se nourrir des aiguilles de leur hôte. Ces attaques ont deux conséquences néfastes. La première est directe : la défoliation provoque des pertes de croissance et une diminution du pouvoir photosynthétique. Le second peut conduire à la mort par un affaiblissement de l'arbre donc une vulnérabilité plus importante aux attaques d'autres insectes xylophages.
2 - Les nuisances pour l'homme et les animaux
Les chenilles processionnaires du pin ne sont pas uniquement nuisibles pour la forêt. Des problèmes sanitaires liés aux poils urticants, sont à signaler chez l'homme et les animaux. Ils surviennent lorsque ces poils commencent à apparaître, dès le troisième stade larvaire. Les poils urticants sont libérés dans l'air dés que la chenille se sent menacée. Ces poils peuvent être transportés par le vent. Ceux-ci peuvent alors se fixer sur la peau et provoquer des réactions :
- cutanées : démangeaisons, voire un oedème qui peut mettre jusqu'à deux semaines à disparaître,
- oculaires : si les poils ne sont pas enlevés rapidement, ils peuvent entraîner de graves conséquences : glaucome, cataracte… ,
- respiratoires : une petite gêne peut se faire sentir et même dans certains cas une crise d'asthme,
- allergiques.
Cette nuisance concerne aussi les animaux particulièrement les chiens et les chevaux. Le symptôme le plus souvent rapporté est la nécrose de la langue, qui peut parfois s'accompagner d'oedèmes des babines et de vomissements. Le risque est particulièrement important lors des périodes de procession au printemps pour quiconque s’approche de l’insecte.
Comment lutter ?
Les actions à mettre en œuvre (à refaire chaque année) dépendent du cycle de l’insecte :
Lutte mécanique :
En hiver : La méthode la plus évidente, consiste tout simplement à couper et brûler les branches porteuses de nids. Pour les arbres de plus de 3 mètres de haut, il est préférable de consulter des professionnels agrées. Un équipement de protection est indispensable pour se protéger du courroux des chenilles attaquées.
Attention : un nid même vide contient des poils urticants et ne doit donc pas être manipulé.
Au printemps : Le moment de la procession, lorsque chenilles sortent du nid et descendent le long du tronc, est le moment idéal pour capturer toutes les chenilles d’un arbre. Il suffit d’y installer un piège à chenilles constitué d’une collerette entourant le tronc de l’arbre, percé d’un trou débouchant dans un sac plastique.
Lutte chimique ou biologique :
Appliquer un traitement avec un insecticide.
Piégeage par confusion sexuelle :
Utiliser une phéromone de synthèse comme leurre. Les pièges à phéromone permettent de capturer les papillons mâles de la processionnaire.
Lutte biologique : favoriser l’implantation des prédateurs
La mésange étant un important prédateur de la processionnaire du pin, il convient de poser des nichoirs à mésanges. Ces oiseaux insectivores peuvent en une seule journée dévorer une quarantaine de chenilles, prélevées directement dans le cocon.
Loi :
L’arrêté ministériel du 31 juillet 2000 rend obliogatoire la lutte contre ces animaux nuisibles
Plus d’informations :
Institut National Recherche Agronomique